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        INTERVENTION ORGANISEE PAR L’ASSOCIATION FAMILIALE NORD DROME

                                                        le 17 septembre 2020

« Questionnement de GENRE chez les enfants et les adolescents. »   De quoi s’agit-t-il ?

Quelles réponses ?

Intervenante :

Aude Mirkovic, directrice juridique et porte-parole de l’association « Juristes pour l’enfance »

Maître de conférence en droit privé

Auteur de plusieurs ouvrages dont « questionnements de genre », « PMA, un enjeu de société et un roman « En rouge et noir »

Résumé de l’intervention :

De qui parle-t-on ? De quoi s’agit-il En France de plus en plus d’enfants revendiquent une « identité de genre » différente de leur sexe biologique.

On parle bien d’enfants dont le sexe a été constaté à la naissance sans anomalie des organes génitaux.

L’idéologie du GENRE remet en cause ce constat prétextant que l’identité de genre serait celle qui est ressentie par soi-même. Donc chacun détermine librement son sexe. La subjectivité supplantant l’identité biologique.

Donc nouvelle croyance : chacun devrait déterminer son identité de sexe selon son ressenti.

Croyance largement diffusée dans les écoles et réseaux sociaux.

A partir de là, de nombreux adolescents et enfants demandent à changer de sexe. Le chiffre est en augmentation. Essentiellement chez les filles.

Il y a deux manières d’accueillir ces enfants :

-1/ Approche psychologique : Recherche de la cause du mal être afin de l’aider à se réconcilier avec son sexe biologique.

-2/ Approche trans-affirmative :  Le problème s’intensifie lorsque l’on comprend la manière dont sont accueillis ces enfants.

Cet « accompagnement » se déroule en plusieurs stades :

-1/Demande sociale

C’est la mise en œuvre d’une « transition sociale » : identification par les tiers selon le genre revendiqué, avec changement de prénom et pronom dans toutes les sphères de la vie de l’enfant : sphères familiale, scolaire, et loisirs. Le changement de prénom se fait à la mairie avec l’accord de deux parents.

C’est la politique retenue par la circulaire Blanquer du 29/09/2021 qui entend favoriser la transition sociale dans le cadre de l’école. « Devoir d'accompagner les jeunes» et «de leur laisser la possibilité d'explorer une variété de cheminements».

-2/Demande médicale :

Administration d’hormones qui stoppent la puberté et ce possible dès l’âge de 10/12ans.

Administration d’hormones contraires à son sexe biologique à partir de 14 ans.

Ce traitement a des conséquences sur le physique : pilosité, changement de voix, transformation du sexe des filles. Avec des effets irréversibles.

-3/Demande d’acte chirurgical : ablation des seins pour les filles et ablation pénis pour les garçons.

La responsabilité des adultes est mise en cause dès lors qu’ils laissent les enfants s’engager dans cette voix alors qu’une aide psychologique peut être envisagée.

Juridiquement, les parents restent responsables de leur enfant jusqu’à la majorité, ce qui ne permet pas de modifier leur genre. Décider à sa place alors qu’il est mineur est UNE FAUTE JURIDIQUE.

En croyant aider leur enfant en allant dans cette voie, il ne font que l’enfermer dans ce système dont il ne pourra plus sortir. Difficulté de revenir en arrière, du fait de changements physiques et moraux.

(ex : je m’appelais Sophie, vous m’appelez Pierre, mais maintenant je veux revenir à Sophie (avec une voix d’homme et un système pileux développé)).

De plus ils sont tout de suite suivis par des associations, subissent des influences qui les poussent dans leur idée, ce qui rend difficile le retour en arrière.

 

 

Risque de transphobie :

Peuvent être traités de transphobe, toute personne qui s’opposerait au choix de l’enfant ou de l’adolescent. On parle de violence volontaire dirigée vers le jeune…

Les propos évoquant le sujet peuvent être considérés comme condamnables.

Risques de procédures juridiques.

Causes de ce désir de changement de sexe :

Réaction à une agression sexuelle subit dans l’adolescence ou enfance

Regard inconscient ou pas des parents vis-à-vis de l’enfant ( regret de ne pas avoir eu fille ou garçon)

Image décevante du parent de même sexe et admiration de l’autre ressentie, donc désir de changement.

C’est une idée courante de contester son état à l’adolescence

Il est important de traiter le problème avec de la douceur et non de l’autorité frontale.

Important d’accepter le besoin de « réparer » le jeune et non le laisser se perdre et se faire piéger.

Détransitionneurs :

Il y a des témoignages de ceux qui ont vécu le transgenre et qui regrettent. Constat d’un parcours raté, transformation négative.

Témoignages provenant de pays comme la Suède, l’Angleterre qui nous ont précédé dans ce sujet et appliqué les actions transgenres depuis de nombreuses années.

Il existe en France un observatoire « la petite sirène »

Ce collectif s’est formé en observant l’augmentation massive de nouveaux diagnostics de « dysphorie de genre » et de transidentité chez les mineurs, entraînant des prises en charge médicales lourdes, systématiques et immédiates, excluant toute concertation sociale, médicale ou psychiatrique authentiquement élaborée.

Conclusion :

Un être humain en pleine maturation neuropsychologique n’a pas les moyens de se projeter dans un genre donné en maîtrisant les enjeux d’une existence future entièrement dépendante de traitements médicaux très lourds et définitifs.

Idéologie du genre : Utopie. Responsabilités des adultes. Démission.

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« Discerner localement les besoins des familles et prendre les initiatives pour y répondre : services, rencontres, formation, aide éducative… » 

Extrait de la charte des AFC